Poème
Cuique suum
par Claudius POPELIN
Il faut au laboureur les blés de Messidor. Il faut au nautonier des rames et des voiles ; Au chasseur des épieux, des meutes et des toiles ; Au vigneron la vigne avec ses grappes d’or. A l’aile des oiseaux il faut le libre essor. Il faut aux belles nuits des couronnes d’étoiles. A l’âme des croyants il faut que tu dévoiles, Tout-puissant Jéhovah, les clartés du Thabor, Il faut au noble esprit la noble fantaisie ; Au poète rêveur il faut la poésie, Aux grandes charités l’élan des grands secours ; Le glaive au conquérant, au roi le diadème ; A toute chose, enfin, autre chose toujours ; A l’être aimant, surtout, un être aimant qui l’aime.
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