Poème
Dans le parc
par Claudius POPELIN
Au vicomte de Spoelberch Un matin j’écoutais, sous les marronniers verts, Le merle en belle humeur lançant sa note brêve, Dont le retour précis scandait les chants divers D’innombrables oiseaux qui pépiaient sans trêve, Quand je vis, émergeant de l’ombre des couverts, Un homme qui marchait ainsi qu’on marche en rêve. La paupière mi-close, il murmurait des vers Rythmés comme le bruit des lames sur la grêve. Il passa près de moi. Je n’eus garde, vraiment, De troubler, par un mot, un souffle, un mouvement, Le penseur qui s’enfut au détour d’une allée. Celui qui cheminait, grave, sicut leo, Prenant la rime au vol, chassant la strophe ailée-, C’était mon maître cher, le poète Théo.
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