Poème
Déclaration
par Claudius POPELIN
Parce que je pâlis quand je vous vois paraître, Parce que je demeure, en un coin à l’écart, Parce que je me tais jusqu’à votre départ, Et qu’alors mon esprit seulement sait renaître ; Parce que de vous voir je ne puis me repaître, Parce que je rougis quand sur moi, par hasard, Distraite, vous laissez tomber votre regard, Vous me croyez, Madame, épris de vous, peut-être ? Vous pensez que je vais et dolent et craintif Derrière votre char, lié comme un captif ? Non, vraiment ; je ne suis ni si fou ni si tendre. Car on ne doit donner, n’est-ce pas ? entre nous, Les élans de son âme à qui ne veut les prendre. Je ne vous aime point, oh non ! détrompez-vous.
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