Poème
Dernier amour de Charlemagne
par Claudius POPELIN
Grave et majestueux, sous le haut baldaquin Il est assis ; sa main victorieuse ajuste Sa barbe blanche éparse au-devant de son buste. Charlemagne, empereur de l’Occident latin. Celui que Léon Trois, sur le mont Palatin, A proclamé le grand, l’invincible et le juste, Le monarque pieux et le César auguste, Il rêve, un vague ennui charge son front hautain. C’est qu’il aime la fée étincelante et belle Qui, la nuit, dans les eaux du burg d’Aix-la-Chapelle, Chante sous le balcon du vieil Imperator : Et la main qui soutient la sphérule du Monde, En gage d’hyménée, à la sirène blonde A, dans les flots muets, jeté son anneau d’or.
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