Poème
Des livres
par Claudius POPELIN
À Frédéric Masson Le bonhomme est entré chez le maître libraire ! Il avait bien promis de n’y plus revenir ; Mais le trajet des quais est long à parcourir. On se lasse, à la fin, et puis, alors, que faire ? On entre et l’on s’assied. Tout en causant on flaire L’alde en superbe état, l’introuvable elzévir Dont le parchemin fauve est si doux à tenir. Laisse, dit la raison ; le cœur dit le contraire. On emporte avec soi le cher petit paquet, Tout en songeant qu’on a, jusque sur le parquet, De ces livres en tas qu’abomine l’épouse. O bonhomme, bonhomme ! avec prudence agis. Cache l’in-octavo, dissimule l’in-douze Lorsque tu rentreras, tout à l’heure, au logis.
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