Poème
En attendant
par Claudius POPELIN
J’aime ces êtres bons et doux Qui prêchent le règne du Verbe, Temps où rien de triste et d’acerbe Ne sévira plus parmi nous ; Où l’agneau chérira les loups, Où l’homme barbu, l’homme imberbe Partageront la même gerbe Sans jamais en venir aux coups ! Grands, qui levez un front superbe, Petits, qui pliez les genoux, Ambitieux, méchants et fous, Conquérants qui rougissez l’herbe, Avares qui comptez vos sous, En attendant, dévorez-vous.
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