Poème
En cage
par Claudius POPELIN
Vous avez, d’un arrêt prompt et définitif, Frappé mon pauvre cœur pris en vagabondage, Et, sans désemparer, vous l’avez mis en cage Ainsi que l’oiseleur fait de l’oiseau captif. C’est bien. Rêveur perché sur un barreau chétif, Collant son aile au corps et lissant son plumage, Il subit son destin, résigné comme un sage, Disant sa cantilène ou son récitatif. A ces doux prisonniers on offre chère lie Tout d’abord ; puis, un jour, voilà qu’on les oublie. Oiseaux et cœurs surpris, tous ont ce même sort. Votre grâce au reclus donne une ample pâture ; Mais si vous l’oubliez, allant à l’aventure, Lorsque vous reviendrez, hélas ! il sera mort.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.