Poème
Enrayons
par Claudius POPELIN
À Ernest Hébert Le temps, sans arrêter, fuit à travers les heures, Tel qu’un aigle sinistre au vol impétueux. Les hommes, tout le long du chemin tortueux, S’efforcent à fixer des minutes meilleures. Ils s’en vont aveuglés et quittent leurs demeures, Se pressent dans la vie en flots tumultueux, Et demandent sans cesse, enfants présomptueux, A l’amour son fantôme, à la gloire ses leurres. Ami, si tu m’en crois, enrayons à propos, Tant pour notre vertu que pour notre repos, Le train étourdissant de cette course folle, Et revenons errer dans le champ circonscrit Où les sages, entre eux échangeant la parole, Se font la paix du cœur dans la paix de l’esprit.
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