Poème
Est ridendum
par Claudius POPELIN
À Émile Straus La grâce à la sagesse apporte un nouveau prix, Un petit grain de myrrhe embaume les albâtres. Les bons feux de sarments, pétillant dans les âtres, D’une lueur plus belle éclairent les lambris. Plaignons qui ne sait pas, malgré ses cheveux gris. Parfois s’abandonner à des propos folâtres. Les Muses sans gaîté ne sont que des marâtres. Un peu d’or, mis à point, avive un coloris. Amis, fuyons l’humeur rébarbative et sombre. L’âme est comme la rose, elle se fane à l’ombre. Le soleil de l’esprit c’est la sérénité. Le tous les maux du cœur la tristesse est le pire : Et plutôt Triboulet, en son hilarité, Que le fameux Crassus qu’on ne vit jamais rire.
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