Poème
Et le cœur ?
par Claudius POPELIN
Le lotus de la nuit, le Chandra-kamala, Oui ne s’ouvre jamais qu’aux rayons de la lune, N’est pas si parfumé que tes cheveux, ma brune ; Ta voix a les accents du chantre Kokila. Ton corps est souple autant que l’arbre Babela ; Tes yeux sont d’un bleu doux ainsi que fleur de prune : Tu sembles à chacun belle comme pas une. Que te manque-t-il donc, ma charmante ? Ah ! voilà ! Sur ton sein, que revêt une peau satinée, Où la rose a piqué sa feuille carminée, Mets la main, et dis-moi si quelque chose bat. Presse, presse toujours. Tu ne sens rien, je gage, A la place où le cœur fait son petit sabbat : Serait-ce que l’oiseau n’habite pas la cage ?
Connectez-vous pour laisser un commentaire.