Poème
Et puis après
par Claudius POPELIN
À Alexandre Dumas Fils Du bon vin de l’amour, du bon blé de l’espoir Il faut, dès l’aube, emplir ses celliers et ses granges. Allumer son matin pour éclairer son soir Et fonder son bonheur sur de tendres échanges. — Eh bien ! et puis après ? — Après, il faut avoir Son poste de bataille aux vaillantes phalanges, Tracer un sillon droit dans le champ du devoir Et disposer sa vigne aux futures vendanges. — Eh bien ! et puis après ? — Après, dans sa maison, Pensif, on se délecte, en homme de raison, Aux souvenirs vivants des combats de la vie. — Eh bien ! et puis après ? — Sait-on qu’on a vaincu ? L’on s’applaudit, alors, de la route suivie. — Eh bien ! et puis après ? — Après, on a vécu.
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