Poème
Fermé
par Claudius POPELIN
A l’air de mon humeur vous croyez bonnement Que vous pouvez sonder le fond de ma pensée : Vous ne savez donc pas qu’elle est cadenassée ? Que mon cœur est muré sous un triple ciment ? Vous vous imaginez discerner clairement La secrète douleur dont mon âme est blessée : Vous ne savez donc pas, ô charmante insensée ! Que le visage humain derrière un masque ment ? L’apparence est trompeuse et souvent nous égare Tel est morne et qui sonne en dedans la fanfare, Tel qui lève le front mais qui traîne sa croix. On en a vu sourire au milieu des alarmes ; Même en pleine gaîté l’on songe aux désarrois. La tristesse a des chants et la joie a des larmes.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.