Poème
Fête-Dieu
par Claudius POPELIN
À Albert Vandal C’était au mois de juin de l’an mil huit cent trente, Vraiment suis-je assez vieux ! que l’on m’avait mené, En habits du dimanche et très bien pomponné. Au logis éloigné d’une vieille parente. De la fenêtre ouverte un long châle amarante, Modeste parement, pendait, de fleurs orné ; En bas, des grenadiers, le plastron galonné, Rangés, pressaient la foule aux maisons adhérente. Et je vis, déroulant son fastueux décor, Une procession d’évêques tout en or ; Et j’aperçus aussi, me dressant sur un siège, — Image du passé qui marchait à sa fin ! — A pied, tenant un cierge et suivant le cortège, Le dernier Roi de France et le dernier Dauphin.
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