Poème
Gentilshommes
par Claudius POPELIN
Les aïeux ont chassé les Maures, les Saxons, Contenu les Normands, d’une mâle assurance ; Ils ont veillé, souffert avec persévérance, Combattu sans repos, fermes dans les arçons. Autour de l’oriflamme aux glorieux frissons, Toujours sauvant l’honneur et gardant l’espérance, Ils ont tenu l’épée, et, pour faire la France. Aux quatre coins du ciel rougi leurs écussons. Naguère, ô jour fatal ! quand la douce pairie, Mère sainte, tomba sur les genoux, meurtrie, On a vu se lever plus d’un fils de ces forts, Et, prouvant que bon sang jamais ne dégénère, Venir à la rescousse en bravant mille morts. Ceux-là, ce sont pour moi les vrais. Je les vénère.
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