Poème
Gloria res posthuma
par Claudius POPELIN
La très sévère loi du flux et du reflux S’impose inéluctable, et le lierre s’enroule Aux colonnes debout du temple qui s’écroule, Jonchant de ses débris la pente des talus. Aucuns, le front marqué du signe des élus, Comme un navire allier vont en fendant la houle, Mais coudoient, à la fin, rejetés dans la foule, La génération qui ne les connaît plus. Tel tient, en plein midi, très haut sa palme verte Oui voit, le soir venu, de sa fenêtre ouverte, Le glorieux rameau fané, séché, détruit. Alors il est grand temps, Destin, que tu l’emportes ! Qu’il ferme en paix les yeux. Ce sont les feuilles mortes Sur le sol, en roulant, qui font le plus de bruit.
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