Poème
Grand peut-être et que sais-je ?
par Claudius POPELIN
À Hervé Faye Aux cycles révolus les soleils s’éteindront. La mort les figera comme tout en ce monde. Colossale poussière, à la sinistre ronde, Les planètes, encore, autour graviteront. Dans l’immensité noire elles iront, iront, Et, mystère effrayant pour l’esprit qui le sonde, Sans vie à la surface et sans air et sans onde, Silencieusement tourneront, tourneront. Apprends-nous donc, penseur, où sera l’âme humaine. Au Cosmos ténébreux où placer son domaine ? S’enfuira-t-elle ? Eh bien ! quels seront ses relais ? Délivre ta raison du doute qui l’assiège. Écoute, à ce sujet, Montaigne et Rabelais. L’un dit : C’est grand peut-être ! et l’autre dit : Que sais-je ?
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