Poème
Immisericorditer
par Claudius POPELIN
La Mort, la pâle Mort passe, repasse et fauche, Frissonnante moisson, le troupeau des humains Qui tombent pêle-mêle, à droite comme à gauche. Et comblent les fossés et jonchent les chemins. Perpétuant toujours sa lugubre débauche, Arrachant à chacun l’espoir des lendemains, Elle, rompt le chef-d’œuvre, elle efface l’ébauche Et met sur tous les fronts la glace de ses mains. O Nature ! pourtant, secouant d’un bras ferme L’Ithyphalle sacré, tu prodigues le germe ; Mais tu livres l’espèce aux griffes du malheur ! Impassible tu vas, jouant ton morne rôle, Et restes sourde aux, cris d’éternelle douleur, Plus froide mille fois que la neige du pôle.
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