Poème
Jean-Jacques
par Eugène MANUEL
Genève, 1888. Le voyez-vous, fouillant les bois, les prés, les rives, Pour découvrir la fleur sauvage, et la nommer ? Près du lac qui sommeille ou le long des eaux vives, Il rêve à son herbier qu’elle va parfumer ! Dans le parc séculaire aux longues perspectives, L’entendez-vous chanter, tour à tour, et rimer ? Notant la mélodie aux paroles naïves, Les yeux mouillés de pleurs qu’il ne peut réprimer? O Jean-Jacques, ton âme inquiète et troublée A la calme Nature, à la musique ailée Demande en vain l’oubli de ses bouillonnements Mais rien n’arrêtera les heures fatidiques, Pour le monde ébranlé jusqu’en ses fondements Par cet amant des fleurs et des chansons rustiques!
Connectez-vous pour laisser un commentaire.