Poème
Juifs
par Claudius POPELIN
Peuple de Jéhovah, qu’un cycle de tourments N’a pu rendre infidèle à ton grand Dieu sémite, Alors qu’on l’accablait avec des arguments Que le Diable d’enfer tirait de sa marmite, Tu croyais apaisés tant de ressentiments, L’horrible autodafé le paraissait un mythe ; Mais voici que d’aucuns, en style de romans, Parlent d’exterminer la race abrahamite ! Je ne saurais pousser, quant à moi, ce haro, Etant pour la victime et non pour le bourreau, Par mon tempérament et par ma conscience ; Et, dût tout bon chrétien en demeurer surpris, Malgré mon sang gaulois pur de mésalliance, Juifs, vous ne m’inspirez ni haine ni mépris.
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