Poème
L’Amour et l’Amitié
par Claudius POPELIN
Lorsque la Sympathie, aux doux chants murmurés, Nous berce et nous endort entre ses ailes blanches, L’Amour et l’Amitié, croisant leurs vertes branches, Inclinent sur nos fronts leurs beaux fruits diaprés. Mais combien parmi nous sont, hélas ! enivrés, Qui préfèrent d’abord les pavots aux pervenches, L’Amour sur des versants labourés d’avalanches A l’Amitié bénie en ses vallons sacrés ! Nous embarquons joyeux sur l’océan des rêves, Au malin de la vie, et, le soir, sur les grêves, Naufragés du bonheur, nous gisons déchirés. L’Amour ne rend jamais que des morts à la rive. Pour moi, que j’en ai vu de ces enamourés, Mon Dieu ! que j’en ai vu flotter à la dérive !
Connectez-vous pour laisser un commentaire.