Poème
L’Armure de Roland
par Claudius POPELIN
À Eugène Giraud L’homme de Roncevaux, neveu de Charlemagne, Dort depuis sept cents ans dans le tombeau fermé Où ses Francs chevelus le mirent tout armé, Tel qu’il tomba jadis, mort, aux marches d’Espagne. L’homme de Marignan, qu’un cortège accompagne, Est venu contempler ce corps inanimé Qui fut Roland, héros en son temps renommé Des colonnes d’Hercule aux grêves de Bretagne. Les marteaux ont brisé les derniers scellements Du sépulcre où l’on voit, sur les blancs ossements, Briller, linceul de fer, la gigantesque armure ; Et François, l’enlevant de son funèbre lit, Devant tous la revêt, pour qu’un jour il soit dit Que le harnois du preux était à sa mesure.
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