Poème
L’Éléphant blanc du roi Thibo
par Claudius POPELIN
À Armand Baschet Le grand éléphant blanc de Birmanie est mort ! L’esprit qu’il incarnait a regagné les astres, Pour ne point, ici-bas, assister aux désastres Que sur le roi Thibô précipite le sort. L’empire anglo-saxon, du midi jusqu’au nord, De l’ouest à l’orient, arrondit ses cadastres ; Il range sous sa loi, par son fer et ses piastres, De la terre d’Indra le dernier contrefort. Tout le peuple birman, désolé, se lamente. Le divin éléphant est mort dans la tourmente Sans pouvoir obtenir les rites dus aux Dieux ! Le monde occidental se moque ! O destins sombres ! Le seul, qui de douleur en eût voilé ses yeux, Théo, le bon Théo dort au pays des ombres.
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