Poème
L’Héritier
par Claudius POPELIN
Le premier de mon nom fut un guerrier superbe Oui, sous Alep, occit l’émir sarrasinois : L’un de ses descendants, au côté de Dunois, D’un coup d’estramaçon tomba navré sur l’herbe. Plus de cent ans après, un autre, encore imberbe, Parut et demeura vainqueur en maints tournois ; Trente de mes aïeux, revêtant le harnois, Récoltèrent ainsi la gloire à pleine gerbe. Ils furent gens de cour et pourvus, cadédis ! L’avant-dernier chassait avec feu Charles Dix. Mais cela nous reporte à des temps plus prospères. — J’estime à sa valeur votre race, marquis, Je m’incline devant les actes de vos pères ; Et vous, qu’avez-vous fait ? — Rien du tout. — C’est exquis !
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