Poème
L’Orage
par Claudius POPELIN
Je vous l’avais bien dit, rentrer était meilleur ; Mais vous m’avez raillé de ma prudente alerte. Il advient, très souvent, que l’on court à sa perle A mépriser l’avis d’un sage conseilleur. L’orage au ciel hurlait comme un dogue aboyeur. Nous nous étions blottis dans la cabane ouverte Par un hasard propice au fond du bois offerte, Et vous vous cramponniez après moi de frayeur. Pour Dieu, ne prenez pas la mine désolée ! J’étais ivre d’amour, vous étiez affolée. En vous voyant, alors, perdre la tête ainsi, N’était-ce pas, vraiment, dans l’ordre de nature Qu’à mon tour, à la fin, je la perdisse aussi ? Et c’est là mon excuse. Oh ! la bonne aventure !
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