Poème
L’Unique
par Claudius POPELIN
De grâces, de splendeur les Dieux l’ont revêtue. Le Temps n’a pas osé toucher à sa beauté. Il faut la proclamer, en toute vérité, Du vrai, du beau, du bien la vivante statue. A faire des heureux son âme s’évertue : Son esprit, que n’atteint aucune vanité, Est plein, comme son cœur, de générosité ; Et ce n’est point, ici, louange rebattue. Heureuse, triomphante, au faite du pouvoir, Chacun, pendant vingt ans, sans cesse a pu la voir, Divine, rester simple et demeurer humaine. Elle a su noblement, aussi, se résigner Quand le malheur frappa sa race souveraine. Gela suffit, je pense, à vous la désigner.
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