Poème
La Jeunesse
par Claudius POPELIN
Quand la jeunesse au teint de neige et de carmin S’en va, dans son parcours, alerte et vigoureuse, Vous qui, dès l’aube d’or, l’avez pour amoureuse, Et qui, tout confiants, la tenez par la main, Hélas ! ô mes amis, la vierge, au lendemain, Aura lassé vos pas. La belle aventureuse Ne vous attendra point ; volage et rigoureuse Elle vous laissera meurtris sur le chemin. Lorsqu’on a dessaisi le pan de sa tunique Elle s’enfuit au loin, la maîtresse ironique, Au loin, comme la barque emportant ses agrès. Elle s’enfuit au loin, la folle vagabonde, Sans plus se retourner jamais, au bout du monde ! Et c’est être insensé que de courir après.
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