Poème
La Mort de Gormon le Vieux
par Claudius POPELIN
Gormon le Vieux est sombre, en son palais il erre. Il ne voit point ses jarls. Le soir, à son repas, Le scalde chante en vain, Gormon ne l’entend pas ! C’est que son bien-aimé, son fils, est à la guerre. Il a dit qu’il tuera, farouche cœur de père, Le messager funeste annonçant son trépas. Cependant le héros gît glacé, tout là-bas, La lance l’a, saignant, étendu sur la terre. Chacun tremble et se tait. Mais la reine Thyra Fait tendre en bleu, couleur de deuil des Scandinaves. La grande salle haute où s’assemblent les braves. La muraille à Gormon seule, ainsi, parlera. Or il vient, il comprend, il pâlit, le vieux sire, Il dit : « Mon fils est mort ! » et, soudain, il expire.
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