Poème
La Muse
par Claudius POPELIN
La Muse aux cheveux d’or, aux yeux bleu de pervenche, Celle qui n’est que charme et qui n’est que douceur, Ma maîtresse, autrefois, ma compagne et ma sœur, Attendrissante a mis sur mon front sa main blanche. La chère abandonnée en fiers propos s’épanche, Versant dans ma blessure un baume guérisseur. Va, dit-elle, reprends ton audace, ô penseur ! Et redresse le jet de ton laurier qui penche. Brise ta chaîne et viens au pays des chansons Où, libre, tu m’aimais. J’étais ton amoureuse. Je suis fidèle et te ferai la vie heureuse. Mais, je n’écoutai pas la vierge aux nobles sons. Sur ta galère, Amour, je rame sans relâche. Et nul ne peut savoir à quel point je suis lâche !
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