Poème
La Paix du ménage
par Claudius POPELIN
Je sens que notre amour de plus en plus décroît ; Et si je suis boudeur et si je suis morose C’est que, certainement, vous êtes autre chose. Jamais je n’ai connu cœur plus sec ni plus froid. Quand on ne s’aime plus le lit paraît étroit. Que me veut votre pied ? Votre petit pied rose ? Ma foi, je me retourne et je change de pose, Je ne puis m’endormir que sur le côté droit. Mon Dieu que tes cheveux embaument, ma mignonne ! Au diable vert, aussi, l’humeur qui m’enguignonne, Laisse-moi t’enlacer de mes bras amoureux. Allons ! ne fais donc pas ainsi la rechignée. Tu souris, je le vois, enfin, c’est bien heureux... Et bonsoir, maintenant, que la, paix est signée.
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