Poème
La Sympathie
par Claudius POPELIN
Éros, antique enfant plus ancien que le Temps ! La magique vertu qui fait que tu fécondes, Jusques au fond des cieux, des terres et des ondes, Les cœurs à ta puissance ouverts à deux battants, C’est l’effluve émané des aromes latents, Source du renouveau dans l’âme des vieux mondes, Attrait divin qui lie aux mains des vierges blondes Les chaleureuses mains des hommes de vingt ans : L’ardente sympathie, esprit, flamme ravie Dans le fond de l’Éther, au foyer de la vie, Quintessence d’amour, immortel élixir, Trait qui, laissant bien loin la vieille remembrance, Vise, emporté toujours par la jeune espérance, A l’impossible accès de l’éternel désir.
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