Poème
Laboremus
par Claudius POPELIN
À Isidore Salles L’homme porte un fardeau, le long de sa carrière. Un fardeau dont le poids va toujours s’aggravant. Poursuit-il un espoir entrevu par devant ? Mille cuisants regrets le mordent par derrière, Rêves d’ambition, fortune aventurière, Appétit de bonheur, mirage décevant ! Autant de spectres vains bientôt se dissolvant Pour laisser entrevoir la funeste barrière. Gomme il trébucherait l’homme, dans son chemin, S’il n’avait un ami qui lui prête la main Et réjouit son cœur aux œuvres accomplies. O suprême secours, divin enchantement Qui soutiens l’existence et qui la multiplies, Travail ! qui donc osa te dire un châtiment ?
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