Poème
Larmes d’enfants
par Claudius POPELIN
J’ai pu supporter des choses très dures, Voir l’honneur soumis à la vanité, Le bon sens battu par l’absurdité, L’esprit se complaire à des impostures : J’ai pu tolérer d’étranges injures, Pu voir la laideur primer la beauté, Le juste fléchir sous l’iniquité ; J’ai pu voir l’amour sourire aux parjures ; J’ai pu contempler, toujours et partout, Le mensonge altier vainqueur et debout Sur la vérité gisante et blessée ; j’ai pu voir aussi les sots triomphants ! Mais au grand jamais, sans l’âme oppressée, Je n’ai vu couler des larmes d’enfants.
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