Poème
Le Bonheur
par Claudius POPELIN
À Frédéric Masson En dépit des leçons du triste raisonneur, A tous les coins du sort qui se heurte et se blesse, Ce que le vieux Boileau disait de la noblesse Peut, à plus juste droit, se dire du bonheur. Le travail libre et fier, valeureux moissonneur, La tendre affection qui tient le cœur en laisse, Les fidèles amis, indulgents sans faiblesse, L’enfant qui nous complète et qui nous fait honneur, L’entendement ouvert, une philosophie Tolérante et sereine, une âme qui se lie, C’est du bonheur ; sinon je ne m’y connais pas. Encore bien qu’il soit une chose éphémère Et soumise au Destin comme tout ici-bas. Le Bonheur, Frédéric, n’est point une chimère.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.