Poème
Le Coup d’épée du roi François
par Claudius POPELIN
Au marquis de Laborde François, premier du nom, roi de joyeux esprit, Aux dames récitait les histoires gaillardes Des plaisants bacheliers et des bonnes bragardes, Ainsi que les grands coups à Marignan qu’il fit. Quand un noir sanglier dans la salle bondit. Il a, bravant le fer des longues hallebardes, Passé comme un boulet en renversant les gardes, Et court sus à François qui dégaine et s’en rit. De pied ferme attendant le monstre qui se rue, Le roi, la cape au bras, la lame au poing, le tue Devant les assistants collés tremblants au mur. Puis, superbe en son geste, après cette équipée, Le beau prince remet sa valeureuse épée, De sang toute vermeille, en son fourreau d’azur.
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