Poème
Le Faquin
par Claudius POPELIN
Il sait plier au mieux sa conscience oblique. Il a flatté le Roi, courtisé l’Empereur, Et, maintenant, il va criant avec fureur, Comme aucun d’aujourd’hui : Vive la République ! A chaque avènement il tire sa supplique. Il sait déjà sa place au jour de la Terreur. Se mêler aux vaincus est une grave erreur, Prétend-il, et cela me paraît sans réplique. On ne peut, cependant, pénétrer l’avenir. Ce qui règne, d’ailleurs, tout à coup peut finir ; Mais il est de ceux-là que jamais on n’évince. Aussi, n’en doutez pas, on verra ce faquin, Chambellan patenté, s’il nous arrive un prince, Brandir, en l’acclamant, sa batte d’arlequin.
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