Poème
Le Livre
par Claudius POPELIN
À Gustave Flaubert Dur et tranchant silex, arme brute et sans nom, Framée et javelot, flèche, poignard, massue, Apres buveurs du sang qui jaillit, coule et suc, Lance dans la mêlée agitant un pennon, Epée étincelante, arquebuse, canon, Engins par qui la mort est donnée ou reçue, Qui faites l’herbe rouge et la terre bossue, Avez-vous terminé l’horrible tâche ? Non. Eh bien ! accomplissez, à la clarté des astres, La sinistre moisson de deuils et de désastres ! Mais ne viendra-t-il point, le bon libérateur ? Il est là. Chaque jour de vous il nous délivre, Poursuivant à coup sûr son œuvre avec lenteur, Tout humble, tout petit, victorieux : le Livre.
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