Poème
Le Pouvoir des yeux verts
par Claudius POPELIN
À Hippolyte Taine Désertant les jardins du vieil Académus, Négligeant le Lycée, oublieux du Portique, Taine a soumis son style au joug de la métrique. Devant le dieu du Pinde il dit ses oremus. Les vers n’étaient pour lui, naguère, qu’un rébus, Jouet incompatible avec sa république : Erudit, psychologue, historien, critique Il rime ! o chastes sœurs ! o Grâces, ô Phoebus ! Mitonne, Ébène. Puss ont su, miton mitaine,. Subtils félins, si bien tourner l’esprit de Taine, Qu’il a, portant dès lors sa toque de travers, Transformé son calame en flûte de Mégare. Miracle surprenant du pouvoir des yeux verts : Thucydide est Orphée et Platon est Pindare.
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