Poème
Le Premier Juin
par Claudius POPELIN
Au baron Larrey Tu voulais que l’on dît : Il est brave, l’enfant. Ton cœur se repaissait d’une noble espérance : Tu brûlais d’emporter l’estime de la France, Pour elle tu rêvais l’avenir triomphant. Au noir pays lointain que foule l’éléphant Tu courus plein d’ardeur et de mâle assurance. Là tu devais subir, par funeste occurrence, L’arrêt du sort fatal dont rien ne nous défend. Quand tu vis se dresser l’embuscade sauvage La mort n’ébranla pas ton sublime courage, Et ce fut par devant que tu reçus son choc. Car, sans doute, à cette heure, au travers de l’Afrique L’ombre du grand César, errante sur son roc, T’apparut souriante, ô jeune homme héroïque !
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