Poème
Le Rendez-vous
par Claudius POPELIN
Il pleut à verse, et l’eau sur les vitres ruisselle. La rafale gémit, lamentable, au dehors. On s’agite, on ne sait que faire de son corps. Au moindre bruit perçu l’on se demande : Est-ce elle ? On se lève, on s’assied ; la crainte vous harcèle. A tromper son ennui l’on fait de vains efforts. La langueur de l’attente a brisé vos ressorts. Il pleut, il pleut à verse, et votre espoir chancelle. Mais une porte s’ouvre et se ferme. D’un bond L’on s’élance. On la tient. Juste ciel, que c’est bon ! L’angoisse disparaît, s’efface comme une ombre. Tout s’illumine, alors, d’un éclat sans pareil ; Et l’on sait, aussitôt, combien dans un jour sombre Un visage adoré peut mettre de soleil.
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