Poème
Le Sonnet du maître
par Claudius POPELIN
Ton sonnet, Théophile, en son magique essor, Triomphant et paré comme un beau prince antique, Sur un trône d’ivoire, au-dessous d’un portique, Couvre de son manteau quatorze marches d’or. Sa voix fait retentir le joyeux quintuor Des rimes, doux écho du verbe poétique ; Et, pareil au rajah d’une Inde fantastique, A chaque mouvement il sème un Koh-i-nor. Mais voilà qu’arrachant les palmes immortelles Qui croissent en tous lieux où tu portes tes pas, Il me les jette, à moi que l’on ne connaît pas ! Si bien que, quand la gloire, en déployant ses ailes, Conviera ses élus à s’y mettre à couvert, Elle m’accueillera muni du rameau vert.
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