Poème
Le Toast
par Claudius POPELIN
À Ernest Hébert Chez nos pères anciens c’était un vieil usage, Quand un maître avait fait l’œuvre superlatif, Par un repas joyeux et commémoratif De fêter son succès et de lui rendre hommage. Chacun, au cliquetis du verre, faisait rage ; Le moindre compagnon ou le moindre apprentif, Au mérite apposant le sceau définitif, Prenait sa part d’honneur du vieux compagnonnage. Sur ton front, aujourd’hui qu’un laurier radieux Consacre ton talent et fixe ta mémoire, Selon l’usage antique, Hébert, nous voulons boire. A toi l’ami, le maître, ô peintre glorieux Des madones baignant dans l’or des auréoles, Peintre doux et pensif des belles Cervaroles !
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