Poème
Les Fantassins
par Claudius POPELIN
Au maréchal Canrobert Ils sont les fils des preux, de ceux qui, sans haubert, Sans corselet d’acier, sans jambarts et sans heaume, A pied, pauvres et nus, quittant le toit de chaume, Suivaient, la pique en main, l’homme bardé de fer. Ils sont les fils des preux dont les os, dont la chair, Dont le sang ont pétri la terre du royaume, Des vaillants inhumés sans fanfare ni psaume, Des aïeux plébéiens dont il faut être fier, Ces petits fantassins, héros de la bataille, Humbles de vêtements, sans plumets, courts de taille, Qui marchent l’œil fixé sur les plis d’un drapeau. Et, sans espoir jamais que l’histoire les nomme, Se vont, très résolus, faire trouer la peau, Magnanimes enfants du vieux Jacques Bonhomme,
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