Poème
Les Oiseaux du Vinci
par Claudius POPELIN
Au comte Joseph Primoli Quand, pour se délasser de ses travaux sublimes, Il allait contempler Sainte-Marie-aux-Fleurs Et son beau campanile aux multiples couleurs, Vers le déclin du jour qui dore au loin les cimes, Il marchait, combinant des accords et des rimes. Parfois il s’arrêtait devant les oiseleurs. Là, de leurs prisonniers ressentant les douleurs, Le grand peintre payait la rançon des victimes. Léonard de Vinci, l’artiste universel, Le docte, le lettré, le sage entre les sages A tous ces doux captifs lui-même ouvrait les cages, Et, de sa noble main, les lâchant par le ciel, Ivres de liberté, chantant leur délivrance, Il donnait à penser au peuple de Florence.
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