Poème
Les Ratés
par Claudius POPELIN
Les ratés sont jaloux, et cela c’est fatal. Leur vanité déçue à toute heure éclabousse Le génie honoré. Leur esprit se courrouce A ne pas découvrir de taches au cristal. Ils frappent, sans répit, de leur marteau brutal, Les autels que ne ronge ou la rouille ou la mousse. La fièvre iconoclaste incessamment les pousse A jeter la statue au bas du piédestal. Un infime grimaud, à l’aise en ses babouches, Rapetisse César, et des rapins farouches, Barbouilleurs marmiteux, dénigrent Raphaël. Car on verra toujours le suprême mérite, Emissaire chargé des péchés d’Israël, Lapidé par les nains que son éclat irrite.
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