Poème
Les Roses
par Claudius POPELIN
À Gabriel Ferrier Quand le printemps revient, ô jeunesses alertes ! Beau cortège amoureux, vous le fêtez en chœur ; Mais, pensif, le vieillard vous voit, non sans rancoeur, Fouler d’un pied léger l’herbe des pentes vertes. Il était, autrefois, tout comme vous, et, certes, Il portait, triomphant, son jeune iront vainqueur ; Folâtre, il excitait les ivresses du cœur Au parfum provocant des roses entr’ouvertes. Allez, c’est votre tour, aux regards des matins Arracher les boutons sur les touffes nouvelles ; Les roses passeront, vous passerez comme elles. La jeunesse et la fleur ont de mêmes destins. Vous n’éluderez pas la triste loi des choses : Les roses passeront ! Allez cueillir les roses.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.