Poème
Les Sonnets
par Claudius POPELIN
À José-Maria de Heredia Quand l’oxyde aura mis sur les plombs du vitrail Sa morsure profonde, et quand le froid des givres, Sous sa flore enroulée aux méandres des guivres, Aura fait éclater les feuilles du vantail, Quand les blés jauniront les îles de corail, Quand les émaux figés sur le galbe des cuivres Auront été rompus par des lansquenets ivres, Quand la lime des temps finira son travail, Les beaux sonnets inscrits sur la stèle d’ivoire De l’œuvre évanoui conserveront la gloire Afin de la narrer aux hommes qui vivront ; Et le bon ouvrier, sous le marbre des tombes, Gardera verdoyants, au fond des catacombes, Les lauriers que le temps eût séchés sur son front.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.