Poème
Maître et valet
par Claudius POPELIN
À Victorien Sardou Epris de la beauté dont il est le féal, Insensible aux saisons, courageux, charitable, Le maître, doux au faible, au méchant intraitable, Chevauche Rossinante, en plein dans l’idéal. Bravant, sous son manteau, le souffle boréal. Tenant, sur un baudet, l’assiette confortable, Le valet, positif, pense au gîte, à la table Et garde en son bissac, le vivre et le réal. Tout homme a, plus ou moins, l’une ou l’autre nature. La sagesse en serait la parfaite mixture, Équilibre suprême et que l’esprit conçoit. Il n’en est pas ainsi. Le malheur veut qu’on flotte Sans cesse entre les deux. Le malheur veut qu’on soit Sancho Pansa, tantôt, et, tantôt, don Quichotte.
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