Poème
Mandolinata
par Claudius POPELIN
Par une belle nuit d’été, J’ai bu d’un trait le doux breuvage. Jamais pareille ébriété N’avait en moi fait tel ravage. C’en est fini de ma gaîté, Fini de mon humeur sauvage. Vous m’avez pris ma liberté Et réduit en étroit servage. Vous êtes la reine des cœurs. Amour, le plus beau des vainqueurs, Captif à votre char me lie. Je suis sans force et sans ressort : Je vous abandonne mon sort, Car je vous aime à la folie.
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