Poème
Mélancolie
par Claudius POPELIN
Au loin quand disparaît notre étoile pâlie, Quand les flots noirs du doute ont passé par-dessus Les mille enchantements tout d’abord aperçus, Quand le breuvage amer est bu jusqu’à la lie, Tu nous ouvres, alors, tes bras, Mélancolie, Ton souffle caressant calme les coups reçus, Et nous nous consolons de tant d’espoirs déçus Dans l’oubli que nous fait ta légère folie. Ainsi que les enfants qu’apaisent des chansons, Tu nous tiens, endormis par la langueur des sons, Appuyant sur ton sein un front terne et morose ; Mais l’air plaintif et lent que tu chantes pour nous, Symphonie en mineur sous les regrets éclose, Nous berce dans un rêve à la fois triste et doux.
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