Poème
Même chanson
par Claudius POPELIN
Sur un autre air Dans le fourré sombre, Aux feuilles sans nombre, La douceur de l’ombre Convie au repos. Est-il sur la terre Lieu plus solitaire Où plus de mystère Soit plus à propos ? J’y sais des retraites Sûres et discrètes Qui sont toutes prêtes Pour les amoureux. Une fine mousse, Verdoyante et douce. Sur le sol y pousse Pour ces gens heureux. Le temps nous invite ; Hélas ! ma petite, Le temps passe vite, Croyez votre amant. Le Temps, c’est une heure ! Remettre est un leurre, Bien perdu se pleure. L’endroit est charmant... Tressons-y, ma chère. Au dieu de Cythère La chaîne éphémère De nos quelques jours, Avant que l’automne Sur nous ne moissonne La fraîche couronne Des vertes amours.
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